47 secondes…c’est le temps restant avant que vous ne passiez à autre chose et arrêtiez de lire cet article.
Dans un monde saturé d’informations, ceux qui savent se concentrer ont une longueur d’avance.
Si Internet avait pour objectif initial de nous ouvrir au monde, il nous enferme aujourd’hui dans des bulles.
Un écran qui s’allume, une petite vibration et notre attention s’envole.
Instantanément, notre curiosité nous plonge dans une marée de notifications et de vidéos qui défilent à l’infini. Nous voilà happés dans une spirale sans fin.
L’addiction silencieuse tapie derrière nos aux écrans de fumée
Voilà ce qu’est devenu le quotidien d’une grande majorité d’adolescents. Les conséquences de l’arrivée des smartphones et des réseaux sociaux ont considérablement affecté l’attention, au point d’inquiéter la communauté scientifique sur les impacts cognitifs à long terme.
Un phénomène tout nouveau a vu le jour : celui de l’Hyperconnexion. Cette dépendance croissante aux écrans n’évoque pas seulement la surconsommation des technologies, mais une dépendance comportementale qui impacte la santé mentale à long terme. Les conséquences des smartphones sont multiples : l’anxiété se voit accrue dû à la sur- sollicitation, aux notifications sans fin, et à la surcharge d’informations. Le sommeil se voit aussi perturbé par les lumières bleues des écrans qui retardent l’heure de l’endormissement, entraînent de la fatigue visuelle, du manque de sommeil ou encore de l’irritabilité. En effet, une étude menée par Gallup auprès d’une partie de la population américaine a montré que 20% d’entre eux dormaient moins de 5 à 6 heures par nuit, soit une hausse de 42% de la diminution du temps de sommeil de 2013 à 2023.
Le système de dopamine et de récompense des algorithmes renforce l’addiction. Ce mode d’interaction nous habitue à consommer des formats courts (carrousels, reels, stories…), ce qui affecte directement l’attention et la concentration.
47 secondes de votre attention
Lors de la création de Facebook en 2004, la psychologue américaine Gloria Mark a mesuré la durée d’attention en secondes lors d’un travail sur un ordinateur. À cette époque, les gens passaient en moyenne 2 minutes 30 concentrés sur une seule et même tâche. Et en l’espace de 14 ans, cette attention a considérablement chuté en 2018 pour atteindre seulement 47 secondes.
Comment faire face à cette chute de l’attention ?
Ces nouvelles addictions impliquent des adaptations, en contrôlant dans un premier temps nos interfaces numériques :
- Appliquer un temps d’écran à nos différents réseaux sociaux
- Rendre ses notifications silencieuses
- Couper les notifications pour les applications que nous n’utilisons pas au quotidien
Il est aussi primordial de soigner ses habitudes de vie, en évitant les écrans le soir avant de s’endormir en remplaçant ce petit rituel nocturne par une lecture par exemple. Une habitude qui peut avoir de réels bénéfices pour le sommeil et la santé mentale à long terme.
Au-delà des internautes, la société doit également promouvoir le droit à la déconnexion pour préserver les capacités d’attention des individus.
