Elle est partout, s’immisce dans notre quotidien et menace même nos emplois…Aujourd’hui, nous allons nous pencher sur l’intelligence artificielle et les conséquences qu’elle peut avoir sur le marché du travail. Quels emplois sont menacés ? Quels métiers privilégier dans un monde où nos compétences d’êtres humains peuvent être remplacées à tout moment ? Et si ce présage n’était finalement qu’une question de redéfinition du monde professionnel, tel que nous le connaissons aujourd’hui ? Jusqu’à présent, nous évoquions souvent l’intelligence artificielle générative, conçue pour répondre à une certaine requête (prompt), et apporter une réponse instantanée. Mais aujourd’hui, il est question d’intelligence artificielle argentique, utilisant des systèmes capables de décider, d'agir. Cette forme d’IA ne se contente pas d’exécuter une tâche, mais analyse les données et les connaissances qui lui sont transmises pour les convertir en actions, afin d’atteindre des objectifs bien précis. L’IA devient complètement autonome dans ses prises de décisions et dans ses actes.
Mais alors quels métiers sont-ils menacés par la montée en flèche de l’IA ?
Une récente étude américaine menée par L’Université de Stanford, analysant les données sociales a révélé que les personnes âgées de 22 à 25 ans occupant des postes les plus exposés à l’IA ont vu leur taux d’emploi baisser de 10% en 4 ans. Cette chute significative atteint jusqu’à 20% dans le domaine du développement de logiciels. Si tous les métiers manuels sont encore pour la plupart épargnés, qu’il s’agisse des métiers dans les secteurs de la restauration, du bâtiment, de l’esthétique ou encore les métiers artisanaux de création de bijoux, tous les autres secteurs se voient en revanche menacés. Du secteur médical à la finance et à l’administration, en passant par les métiers de l’image, l’intelligence artificielle monte en puissance et menace des centaines de milliers de postes de disparaître d’ici 2030. Pour autant, l’intelligence artificielle ne réduit pas l’emploi, elle le redéfinit. Si des milliers de postes vont disparaître, d’autres vont être transformés, et certains n’existent même pas encore.
L’intelligence artificielle : Vers une redéfinition de l’emploi
65% : C’est le pourcentage d’enfants entrant à l’école primaire qui occuperont un métier qui n’existe pas encore. C’est notamment ce qu’a démontré une étude menée par l’OCDE. Un chiffre plus que significatif qui nous amène à repenser nos méthodes d’apprentissage, à nous doter de nouvelles compétences telles que la pensée critique, ou les soft skills, essentielles pour les métiers à venir. Selon le Forum Économique Mondial, ce sont près de 54% des employés des grandes entreprises qui devront acquérir de nouvelles compétences. Si l’intelligence artificielle refaçonne nos compétences et qu’elle nous incite à nous adapter aux changements, elle ouvre la voie à de nouveaux horizons. Si l’intelligence artificielle refaçonne nos compétences et qu’elle nous incite à nous adapter aux changements, elle ouvre la voie à de nouveaux horizons. Le Forum Économique Mondial a également affirmé que 170 millions d’emplois seront générés par l’IA d’ici cinq ans. Pour autant, de nombreux emplois déjà existants vont simplement devoir s’adapter et vivre une transformation qui leur permettra de suivre le mouvement, notamment dans les métiers du bâtiment, ou de l’enseignement. Utilisée à bon escient, l’intelligence artificielle peut être un réel levier pour les entreprises ; et peut en effet être utilisée comme un outil quotidien pour gagner du temps, et se former aux métiers de demain.
Les limites de l'intelligence artificielle
Si l’IA étonne par toutes ses étonnantes compétences, elle est pourtant très limitée. Une intelligence artificielle est dépourvue d’émotions, de conscience et de mémoire émotionnelle. Bien qu’elle puisse analyser si un texte est empreint d’émotions, elle ne ressent rien. L’IA n’a pas d’empathie, ni de valeurs. Dans un cadre professionnel, elle ne peut ni débattre, ni fédérer ou prendre du recul, et n’a ni parti pris ni audace. Si sa créativité peut s’apparenter à celle d’un être humain, elle ne peut créer d’elle-même et faire preuve d’imagination. L’IA répond à un prompt, généré par un humain. Cela la rend incapable d’incarner une vision, de proposer de nouvelles idées comme une équipe peut le faire.

